

Dans ce cadre, il est évident que la dimension de territoire devient un élément important. La territorialisation des politiques de soutien aux initiatives et à l'engagement des jeunes ne doit pas conduire à l'enfermement de l'initiative sur son territoire. L'un des objectifs à poursuivre en terme de politique territoriale, c'est aussi d'encourager les jeunes à bouger et à "aller voir ailleurs". Malgré tout, l'enracinement sur un territoire est un élément important parce-que cela permet une vraie visibilité. Tout projet enraciné sur un territoire permet de mesurer immédiatement les effets.
Jean-Claude Richez relève, dans ce cadre, trois points importants :
L'importance de la participation par l'action, d'une citoyenneté active qui a un impact sur les conditions de vie et qui permet d'agir sur son environnement immédiat.
La nécessité de parler des questions d'initiatives de jeunes, d'engagement des jeunes tout en parlant aussi des conseils de jeunes qu'ils soient locaux ou régionaux qui interpellent au quotidien les pratiques des élus et des administrations des collectivités sur les territoires.
La valorisation des initiatives de jeunes entraîne aussi un changement quant à l'image des jeunes. Favoriser, reconnaître, inscrire dans la cité des initiatives des jeunes, les développer est le seul moyen de rétablir du lien social et du dialogue.
« Il ne peut y avoir de politique ambitieuse en terme de soutien à l'engagement des jeunes s'il n'y a pas une réflexion approfondie autour de la question de la place qu'on fait aux jeunes dans la cité, dans l'équipement, dans la ville, sur leur place dans l'espace public. »