La fin de semaine dernière fut riche en actualité avec notamment le Forum national des associations et fondations, le 30 novembre dernier.
L'occasion d'un constat sans appel : les associations ne sont pas seulement utiles, elles sont nécessaires !
Elles font partie intégrante du paysage social de notre pays. En témoignent les résultats de l'enquête menée par le CSA pour le Crédit Coopératif et le Cabinet Deloitte : 2/3 des français font confiance aux associations et un français sur deux adhère à une structure associative.
Popularité oblige, les acteurs associatifs doivent aujourd'hui affronter de nouveaux défis, notamment en termes de transparence. En effet, on demande de plus en plus de contrôle quant à l'utilisation effective des fonds versés aux associations.
Par essence, le monde associatif, le vrai, parce qu'il développe des projets collectifs en direction de ses membres et très souvent en direction de publics les plus variés, a mis en place des instruments de contrôle, comme le comité de la charte.
De plus, les pouvoirs publics exercent déjà, à l'heure actuelle, de très nombreux contrôles. A l'instar des entreprises, on appelle les associations à assurer une bonne gouvernance si elles veulent continuer à évoluer dans le paysage économique. « Même si le monde associatif est spécifique, on doit y retrouver les mêmes fondamentaux de bonne gouvernance que dans les entreprises », estime M. Lebègue, président de l'Institut Français des Administrateurs.
Certes ; encore que cette comparaison souffre de quelques exceptions de taille, les salariés d'EADS par exemple, pouvant en parler savamment. L'Association Française Assurance Qualité propose un label « Gouvernance et Gestion Responsable » en guise de marque de reconnaissance.
Le problème, et pas des moindres, est qu'une telle démarche est très couteuse, qu'elle est mise en place sans la consultation ni la participation des associations elles-mêmes. Que le Conseil national de la vie associative se saisisse de cette question et nous verrons bien si ce nouveau label est utile, et le cas échéant, comment l'organiser. Si la comparaison avec les entreprises a quelque vertu, alors appliquons aux associations le même régime de concertation !
source :
La ligue de l'enseignement