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Éditorial
Du 6 au 8 décembre dernier se sont tenues les premières rencontres territoriales de la vie associative à Doudeville en Seine- Maritime. « Agir local, penser global » tel aurait pu être le sous-titre de la manifestation. En effet, durant trois jours, sur le territoire du Caux maritime et plus particulièrement au sein du collège du Val D'Auge se sont rencontrés des acteurs issus du territoire, du département, de la région mais aussi de la France et grâce aux technologies de la communication, du monde même. La richesse des débats, la qualité des rencontres, les contacts noués ne peuvent que nous encourager à renouveler cette expérience.
Un grand merci à tous ceux qui se sont associés à cette initiative et tout particulièrement à Martine Lecomte Principale du collège qui nous a ouvert chaleureusement ouvert les portes de son institution.
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La participation des jeunes
Mikael Garnier Lavalley délégué général de l'ANACEJ (association nationale pour l'animation des conseils d'enfants et de jeunes) a introduit la première table ronde qui était consacrée à la participation des jeunes à la vie de la cité. Il a procédé à un inventaire des facteurs de réussite et des freins à la participation. Parmi les premiers on peut retenir : mobiliser les jeunes sur le court et le moyen terme, permettre aux jeunes d'être acteurs, travailler les méthodes d'animation, sécuriser l'initiative tout en permettant une certaine prise de risque, valoriser la parole des pairs, encourager l'intergénérationnel, ne pas enfermer les jeunes dans les questions de jeunes, l'inscription dans une dynamique internationale, le lien avec les modèles adultes... Parmi les seconds l'intervenant a cité : une réglementation trop tatillonne, la perte des repères et des valeurs, les ruptures dans le cycle de vie des jeunes (collège, lycée, université, travail...), la dépendance par apport à la mobilité, la compréhension difficile des codes culturels, l'accès à l'information, un fonctionnement associatif trop institué, le coût de la participation... le débat qui a suivi a permis de faire ressortir les points suivants Les jeunes sollicités pour témoigner et réagir aux propos de Mikael se sont retrouvés dans cette intervention même si les situations peuvent varier d'un territoire à l'autre. Mme Fillatre Duguet Conseillère régionale après avoir rappelé les interventions du conseil régional en direction des jeunes a cité l'exemple de la ville de Louviers qui par une démarche contractuelle, soutient les projets des jeunes en contrepartie de services rendus à la collectivité... Plusieurs intervenants ont souligné la lourdeur des procédures administratives et suggéré pour alléger les procédures de valoriser les contrôles a posteriori. Mme Vohuule de la DRDJS après avoir rappelé les dispositifs existant comme Envie d'agir a souligné l'enjeu que représentait la participation des jeunes pour le devenir de notre société : la participation, c'est faire vivre les valeurs de la République la participation, c'est aller vers les autres la participation à la vie de la cité, c'est porter un regard plus riche sur la vie de la cité
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Le forum des initiativesL'après-midi du 7 décembre était consacrée au Forum des initiatives et de l'engagement des jeunes. De nombreuses structures et associations ont eu le loisir de présenter leurs activités et d’aller à la rencontre des jeunes (même si ceux-ci auraient pu être plus nombreux). Se sont ainsi retrouvés :
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La participation ailleurs l'expérience du QuébecLe 7 décembre a aussi été l'occasion d'étendre ces rencontres par delà l'Atlantique. En effet, une visioconférence franco-québécoise était organisée entre Doudeville et le forum jeunesse de l'Estrie à Sherbrooke. A cette occasion Télé Coqueli'Caux avait installé un plateau télé au sein même du collège tandis que Science Action se chargeait d'établir et gérer la connexion avec le Québec. Après un film présentant cette région du Québec les participants ont pu découvrir l'origine des forums jeunesses du Québec, leurs répartitions géographiques et leurs modes de fonctionnement. En février 2000 fut organisé le « Sommet du Québec et de la jeunesse » qui fut rapidement entouré d'évènements qui ont mis à nu l'aliénation des jeunes envers le système politique existant. Bien qu'invités, les jeunes n'avaient ni le droit à la parole ni au vote. À l'issue d'une contestation forte et solidaire, les jeunes ont obtenu de nombreux engagements, notamment la création d'un fond de 240 millions de dollars (50 % des institutions, 50 % des entreprises). Ainsi fut constitué Le Fonds régional d’investissement jeunesse dans chacune des 17 régions du Québec. Ce fond est géré par le Forum jeunesse de chacune de ses régions, et vise à soutenir des projets structurants PAR et POUR les jeunes. Cette instance régionale de concertation et de mobilisation des jeunes a pour mission est de participer au développement durable de sa région en favorisant l’amélioration de la qualité de vie des jeunes de 15 à 30 ans, notamment par l’amélioration de leurs conditions sociales, culturelles et économiques. | |
Cette approche novatrice a suscité nombre d'interrogations aussi bien au sein des participants que du public. Le forum présent lors de cette visioconférence était celui de L'Estrie, avec les participations de Marie Hélène Wolfe (conseillère en développement de la conférence des élus de l'Estrie) et Dominique Desautels (Conseillère en développement du Forum jeunesse de l'Estrie) Avec la participation de Jean-Marie Martin, Président du CRAJEP, Michel Bisson, les Ateliers du méandre, Philippe Thillay, Coordinateur CRAJEP.
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Les jeunes, les associations, un atout pour le territoire Jean Luc Léger Vice Président du Conseil Economique et Social Régional a animé le débat de clôture. Après une courte intervention audio visuelle du Président du Conseil Général de la Meurthe-et-Moselle, Ronald Costalonga directeur du service action territoriale de ce département a dans un premier temps expliqué pourquoi le Département 54 développait une telle politique. Puis il a présenté les mesures mises en place notamment : les contrats d'action territorialisée passés avec les mouvements de jeunesse, la conférence permanente de l'éducation populaire... Mr Héloury Conseiller Général de Seine-Maritime s'est félicité de cette initiative. Le Département 76 vient de créer une direction de la jeunesse et une direction de la participation. L'expérience de la Meurthe-et-Moselle servira à développer celle de la Seine Maritime. Les participants ont témoigné des difficultés que rencontraient les associations aujourd'hui pour être reconnues comme des acteurs à part entière du développement territorial. Ils se sont félicités des propos échangés au cours de ce débat.
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